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| | Economie, Finance et Monnaie | |
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| Auteur | Message |
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MikO membre

 Age : 70 Inscrit le : 28 Fév 2007 Messages : 290 Etudes : LPATC
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Lun 1 Sep 2008 - 21:08 | |
| | ExtRaLuciDe a écrit: | | Charlot a écrit: | Notre dette n'est qu'un gouffre... Nous sommes mal placés sur ce sujet mais ce n'est rien comparé aux américains qui est, je crois, le pays le plus endetté du monde et je pense que cela va les perdre plus prochainement qu'on veut bien le croire  |
3 000 milliard la guerre en irak... sa va pas aider je pense |
pitin je croyais que c'était une connerie extra...
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|  | | fenwick1hand membre très actif

 Age : 25 Inscrit le : 01 Oct 2007 Messages : 1999 Etudes : Licence IV
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Lun 15 Sep 2008 - 17:11 | |
| énorme dawa sur les places financières aujourd'hui, avec une des plus grosses faillites de banque de l'histoire (Lehman Brothers 4eme banque mondiale), et c'est tout le système bancaire américain et donc mondial qui est menacé de s'éffondrer comme un chateau de carte ou une série de dominos (risque "systémique"). du coup les banques centrales injectent à fond pour calmer les marchés et les contribuables US vont être mis à contribution car l'Etat a du intervenir pour éviter une vente rapide et préjudiciable des actifs de Lahman Brothers qui aurait eu une onde de choc trop importante sur le monde de la finance. encore une conséquence de la crise des subprimes amorcée il y a plus d'un an.
| Citation: | Entreprises & secteurs / Finance La Tribune.fr - 15/09/08 à 17:25 - 813 mots
Banque Lehman Brothers se déclare en faillite faute de candidats à sa reprise La banque d'affaires américaine Lehman Brothers s'est placé lundi sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites. Il s'agit d'une des plus grosses faillites de l'histoire récente des Etats-Unis. Le titre a été suspendu sur le NYSE Euronext. Alors que Barclays a travaillé tout le week-end à une reprise de Lehman Brothers avant de jeter l'éponge dimanche soir et que Bank of America reprenait finalement Merrill Lynch, la décision de Lehman Brothers ne s'est pas fait attendre: elle vient d'annoncer s'être placée sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites, "afin de protéger ses actifs et de maximiser sa valeur" (Retrouvez la déclaration de Lehman Brothers en cliquant ci-contre à droite dans la rubrique: "pour aller plus loin").
La banque a précisé que cette déclaration de faillite avait été autorisée par son directoire. "Les clients de Lehman Brothers, y compris les clients de sa filiale à 100% Neuberger Berman Holdings, pourront continuer à négocier leurs titres ou à prendre toute décision qui leur semblera nécessaire concernant leurs comptes", a précisé le communiqué.
"Le titre (Lehman Brothers) est suspendu sur le NYSE Euronext mais coté sur d'autres marchés", a par ailleurs indiqué une porte-parole de NYSE à New York, ce lundi après-midi.
Barclays a estimé qu'une reprise de Lehman était impossible sans une aide de l'Etat comparable à celle qui avait été accordée en mars à JPMorgan Chase lors de son rachat d'une autre banque d'affaires en difficulté, Bear Stearns. Après avoir dû sortir leurs carnets de chèques pour aider Bear Stearns et les organismes de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, le secrétaire au Trésor Henry Paulson et le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke étaient déterminés à ne pas investir un centime pour sauver Lehman, estimant qu'il revenait aux grandes banques de la place de le faire.
Il s'agit d'une des plus grosses faillites de l'histoire récente des Etats-Unis. En dépit de sa cure d'amaigrissement récente, Lehman détenait encore pour 639 milliards de dollars d'actifs à la fin mai. La plus grosse faillite d'une banque américaine à ce jour, celle de Continental Illinois en 1984, mettait en jeu une somme seize fois plus modeste (40 milliards de dollars). Une liquidation brutale des actifs de Lehman Brothers aurait des conséquences incalculables sur le reste de la finance mondiale, où les activités des banques sont étroitement imbriquées. Le régulateur boursier américain, la SEC, a annoncé dimanche en soirée qu'il continuait à travailler avec Lehman "pour régler les problèmes auxquels elle fait face". Son personnel présent au siège du courtier, "va rester sur place dans les semaines à venir". L'objectif est de "protéger les clients de Lehman et de maintenir l'ordre sur les marchés", a indiqué la SEC.
Interrogé sur la chaîne de télévision ABC, l'ancien président de la Réserve fédérale américain Alan Greenspan a prédit que la gravité exceptionnelle de la crise financière actuelle allait entraîner la chute de plusieurs institutions majeures. Et, "bien entendu, nous ne devrions pas chercher à protéger toutes les grandes institutions financières", a-t-il relevé. La défaillance d'une grosse banque "en soi n'est pas un problème", a-t-il déclaré. "Tout dépend comment cela est géré et comment la liquidation est menée".
L'agence d'évaluation financière Moody's Investors Service a abaissé la note de Lehman Brothers à "B3", contre "A2" auparavant, après l'annonce par la banque d'affaires américaine de sa prochaine mise en faillite. Par ailleurs, Moody's a précisé que cette note sur la dette à long terme de Lehman Brothers était mise "sous revue", ce qui signifie que l'agence pourrait encore dégrader sa note. L'agence d'évaluation financière Fitch a fortement abaissé la note de Lehman Brothers, la plaçant au niveau le plus bas "D". La note sur la dette à long terme de Lehman Brothers est passée de "A+" à "D", soit la note attribuée à des émetteurs en défaut de paiement.
613 milliards de dollars de dette Le total des dettes de Lehman Brothers s'élevait à 613 milliards de dollars au 31 mai, a précisé lundi la banque d'affaires dans sa demande de protection contre ses créanciers, comme le permet le chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. La dette exigible par les trente premiers créanciers de la banque d'affaires atteignait 158 milliards de dollars au 2 juillet, selon ce document. L'essentiel de ce montant est constitué d'obligations bancaires, avec environ 155 milliards de dollars. Viennent ensuite des prêts bancaires, dont le plus élevé s'élève à 463 millions de dollars, par la banque japonaise Aozora.
http://www.latribune.fr/info/Lehman-Brothers-se-declare-en-faillite-faute-de-candidats-a-sa-reprise-~-ID7094042134D302EBC12574C5001C47B6-$Db=Tribune/Articles.nsf
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_________________ gardez la pêche, perdez pas l'noyau |
|  | | ahah membre actif

Age : 33 Inscrit le : 20 Fév 2006 Messages : 773
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Lun 15 Sep 2008 - 22:32 | |
| mais non les states sont les meilleurs, la première économie de la planète, le système capitaliste est garant de la démocratie et l'économie a déjà sauvé le monde !! ... je suis sûr que les gentils gagneront à la fin, comme toujours ....
et dire qu'il y en a que ça fait encore rêver ! .... _________________ _Lolo |
|  | | fenwick1hand membre très actif

 Age : 25 Inscrit le : 01 Oct 2007 Messages : 1999 Etudes : Licence IV
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Mar 16 Sep 2008 - 9:00 | |
| génial ahah
"nous vivons décidement une époque formidable" ; "c'est la lutte finale" ; "bien fait pour eux" ; "qu'ils crèvent" etc etc...
quand tu auras fini ta crise de blase on parlera un peu de la crise financière qui se passe en ce moment... _________________ gardez la pêche, perdez pas l'noyau |
|  | | ahah membre actif

Age : 33 Inscrit le : 20 Fév 2006 Messages : 773
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Mar 16 Sep 2008 - 13:52 | |
| de la crise financière ??? Je croyais que l'Economie devait sauver le monde !!!! Désolé mais là c'est vraiment du foutage de gueule ...
Tiens ça me rappelle aussi une autre anecdote. Ce ne serait pas la spéculation qui avait artificiellement fait exploser le prix du pétrole .... il est à combien déjà le baril de pétrole ? Ah non j'suis c**, ce sont les pays qui consomment moins .... _________________ _Lolo |
|  | | fenwick1hand membre très actif

 Age : 25 Inscrit le : 01 Oct 2007 Messages : 1999 Etudes : Licence IV
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Mar 16 Sep 2008 - 15:06 | |
| | Citation: | | Je croyais que l'Economie devait sauver le monde !! | en tout cas le communisme de Mao et Staline sans oublier les facteurs-like never jouasses d’aujourd’hui n’ont pas réussi !
| Citation: | | Ce ne serait pas la spéculation qui avait artificiellement fait exploser le prix du pétrole... | ahah, l’économie est aussi riche et complexe que ta vision de la réalité est caricaturale et réductrice. Pour ta gouverne et sans rentrer dans les détails, la spéculation joue un role fondamental dans l’économie en permettant la réallocation des ressources monétaires et financières. D’une part et d’autre part les causes FONDAMENTALES (google it :"analyse fondamentale" jespere ce sera pas trop compliqué ) de la flambée du pétrole sont la demande croissante des pays émergents, et les craintes liées aux cyclones sur les gisements offshore ainsi que les raffineries cotières, sans oublier les tensions géopolitiques dans les régions productrices.
sinon pour revenir à mon post d’hier et à la crise financière il faut préciser que - Lehman Brother est la 4è banque US et non mondiale - L’Etat ne va pas intervenir directement pour sauver Lehman Brothers mais simplement pour éviter une liquidation trop brutale et avec une trop grosse décote des actifs de cette banque.
Aujourd’hui : la dégringolade continue sur les marchés boursiers notamment pour les valeurs bancaires. En effet ces denrières sont toutes plus ou moins créancières de Lehmann Brothers qui vient de déposer le bilan. Alors les banques centrales tentent de jouer leur role de pompier des marchés financiers. Ainsi la BCE (30 milliards hier et 70 aujourd’hui) et la FED (50 milliards $) injectent des dizaines de milliards en liquidités afin de calmer les inquiétudes nées de la faillite de Lehman Brother, de la reprise à l’arrache de Meryll Lynch et des difficultés de l’assureur AIG… Chaud chaud je vous dis ! _________________ gardez la pêche, perdez pas l'noyau |
|  | | ahah membre actif

Age : 33 Inscrit le : 20 Fév 2006 Messages : 773
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Mar 16 Sep 2008 - 18:32 | |
| | Citation: | | en tout cas le communisme de Mao et Staline sans oublier les facteurs-like never jouasses d’aujourd’hui n’ont pas réussi ! |
je ne me suis jamais revendiqué de ces idéologies là, alors je ne sais pas à qui tu t'adresses. Tu as une fois de plus la réponse facile : caricaturale !
chaud chaud ??? après nous avoir abreuvé d'un discours volontariste sur les effets forcément bénéfiques de la puissance économique .... force est de constater qu'on se fout vraiment de notre gueule. Pas besoin de prendre les gens de haut et de faire croire le contraire de ce que tu disais hier. Autorégulation mon cul ! L'économie sauvera le monde ..... Lol !!! Après c'est moi le bouffon !!! .... _________________ _Lolo |
|  | | fenwick1hand membre très actif

 Age : 25 Inscrit le : 01 Oct 2007 Messages : 1999 Etudes : Licence IV
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Mer 17 Sep 2008 - 10:06 | |
| | Citation: | | discours volontariste sur les effets forcément bénéfiques de la puissance économique | nan ahah tu dois lire en diagonale sans bien comprendre : je pense simplement que tout est économique (même la politique par ex.) et que l’économie, le commerce et de manière générale les échanges ont été le fondement de l’essor de l’humanité, que ce soit en termes de démographie, technologie, ou autres... du coup il ne faut pas dénigrer tout ça ainsi ce serait renier ses origines en quelque sorte.
bref pour revenir à l’actu, la FED rebalance 85 milliard $ pour NATIONALISER (je sens que je suscite l’intérêt des facteurs-like) AIG un très gros assureur qui allait au tas. En gros la banque centrale US s’assoit sur ses principes libéraux et non-interventionniste ; du jamais vu outre-atlantique! assez cocasse ce qui se passe se matin !
après avoir décidé que Lehman Brother devait rester dans sa m*rdre (ce qui était l’application pratique d’une théorie quelque peu Darwinienne de l’économie, qui dit en substance que ceux qui ont joué/spéculé et perdu se demm$rdent ^^) et bien la FED a jugé que AIG était trop gros pour crever et que les marchés ne pourraient pas subir un autre choc tel que celui de la faillite de Lehman Brothers. Encore un elément attestant de la gravité de la crise actuelle
| Citation: | La Tribune.fr - 17/09/08
Assurance La Fed sauve AIG de la faillite en lui prêtant 85 milliards de dollars La Réserve fédérale américaine (Fed) a autorisé mardi la Fed de New York à accorder un prêt de 85 milliards de dollars au géant de l'assurance AIG pour le sauver d'une faillite. Le prêt relais garanti porte sur deux ans et prévoit une prise de participation du gouvernement à hauteur de 79,9% du capital.
AIG est sauvée in extremis Inflexible sur le dossier Lehman Brothers le week-end dernier, la Réserve fédérale américaine (Fed) a autorisé mardi soir la Fed de New York à accorder un prêt de 85 milliards de dollars au géant de l'assurance AIG pour le sauver d'une faillite. Une aide spectaculaire nécessaire pour éviter une panique sur les marchés financiers.
La Fed précise que le prêt-relais garanti porte sur deux ans et prévoit une prise de participation du gouvernement à hauteur de 79,9% du capital. L'Etat disposera en outre d'un droit de veto sur le paiement des dividendes aux actionnaires prioritaires en vertu de cet accord qui a reçu, précise la Fed, l'aval du département du Trésor.
Avec cet argent, l'assureur pourra faire face à ses obligations qui avaient gonflé depuis que les grandes agences de notation avait dégradé sa note lundi. Il pourra vendre certains actifs plus tranquillement sans avoir à les brader. Basé à New York, AIG compte 74 millions de clients dans le monde, en majeure partie américain. La société emploie 116.000 personnes dans 130 pays. AIG, longtemps numéro un mondial, n'est plus que troisième de la liste après le néerlandais ING et l'allemand Allianz mais devant le français Axa. L'assureur a subi 18 milliards de dollars de pertes au cours des trois derniers trimestres, liées à des garanties sur des dérivés de créances immobilières. Il a terminé le mois de juin avec un actif de 1.050 milliards de dollars.
AIG dispose de plusieurs actifs profitables qu'il pourrait vendre, dont l'assurance vie, l'assurance des biens et des personnes et le crédit-bail aéronautique, notamment sa fameuse filiale ILFC, le plus gros client d'Airbus et de Boeing. ILFC gère une flotte de plus de 900 avions, d'une valeur de plus de 50 milliards de dollars. Cette dernière activité, numéro deux mondial du secteur, pourrait susciter l'intérêt de la Chine ou de fonds souverains de pays pétroliers, ont estimé mardi des analystes et dirigeants du secteur aéronautique, mais risquent d'être hors de portée des concurrents du secteur.
http://www.latribune.fr/info/La-Fed-sauve-AIG-de-la-faillite-en-lui-pretant-85-milliards-de-dollars-~-IDA7E8434B3CB6420DC12574C700143FCA
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|  | | fenwick1hand membre très actif

 Age : 25 Inscrit le : 01 Oct 2007 Messages : 1999 Etudes : Licence IV
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Lun 22 Sep 2008 - 16:05 | |
| Les analystes financiers soulignaient souvent la "récurrence des revenus de la banque de détail" par opposition aux revenus élevés mais irréguliers de la banque d'investissement, et le coté rassurant de marier les deux activités au sein d'une même société (comme le font les banques françaises). Cette petite chronique explique et souligne l'ironie de l'histoire.
| Citation: | Banques d'affaires américaines, la fin d'un modèle LEMONDE.FR | 22.09.08 | 15h14
Bear Stearns, Lehman Brothers, Goldman Sachs, Merrill Lynch, Morgan Stanley. Depuis vingt ans, ces cinq banques d'affaires américaines faisaient rêver les financiers du monde entier. En raison des profits exceptionnels qu'elles dégageaient et en raison des bonus mirifiques que touchaient les salariés. En 2006, année record, leurs 170 000 employés s'étaient partagés 36 milliards de dollars de primes de fin d'année. Avec des pointes à plus de cent millions de dollars pour quelques-uns des traders stars. Leur puissance et leur opulence se doublaient d'une arrogance sans limites. Mais voilà, en quelques mois, la bande des cinq a disparu, victime de la crise des subprimes et plus généralement des marchés de crédit. En mars, Bear Stearns s'est fait racheter par JP Morgan avec le soutien financier de la Réserve fédérale américaine. Lehman Brothers a fait faillite, Merrill Lynch s'est fait absorber en catastrophe par Bank of America. Quant aux deux rescapés, Morgan Stanley et Goldman Sachs, elles viennent de changer de statut, pour adopter celui de holding bancaire, ce qui leur permettra de bénéficier du plan de sauvetage mis en place par la Fed et le Trésor américain. Cette déconfiture s'explique facilement lorsqu'on sait que ces banques tiraient l'essentiel de leurs profits des activités de marchés. Et notamment sur les marchés dérivés, les produits complexes, où aucune autre banque non américaine (si l'on excepte le cas de la Société générale, dans le domaine des dérivés actions, du moins jusqu'à l'affaire Kerviel) n'était venue contester leur domination. Avec la paralysie observée sur les marchés du crédit à la suite de la crise des subprimes, c'est une bonne partie de leur fonds de commerce qu'elles ont perdu. Fragilisées, elles ont ensuite été victimes de l'action de certains hedge funds qui, en vendant massivement les titres, leur ont fait rendre gorge. Ironie de l'histoire, la plupart des gérants de ces hedge funds étaient d'anciens traders de ces mêmes banques qui s'étaient installés à leur compte. Autre clin d'oeil de l'histoire, le statut de banque d'investissement avait été créé après le krach de 1929 pour séparer les activités de banques d'investissement et de banque de dépôts pour éviter, précisément, que pareille catastrophe bancaire se reproduise. Mais les banques d'investissement sont mortes de ce statut, de leur trop grande spécialisation. Les banques universelles, en revanche, présentes à la fois dans les activités de marchés et dans celles de banque de détail, ont résisté au choc. La rentabilité des secondes leur a permis d'effacer les lourdes pertes liées aux subprimes. Ce qu'on observe aujourd'hui à Wall Street, c'est la revanche des gagne-petit sur les génies de la finance, du conseiller clientèle de province sur le trader vedette. Après des années d'humiliation, les banquiers européens la savourent à sa juste mesure.
Pierre-Antoine Delhommais http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/09/22/banques-d-affaires-americaines-la-fin-d-un-modele_1098294_3234.html
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|  | | fenwick1hand membre très actif

 Age : 25 Inscrit le : 01 Oct 2007 Messages : 1999 Etudes : Licence IV
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Ven 26 Sep 2008 - 10:29 | |
| Superbe interview sur le livre de Nassim Nicholas Taleb (NNT) sorti en 2006 et intitulé "le Cygne noir, la puissance de l'imprévisible". Concrêtement NNT avait raison avant tout le monde à propos de la crise actuelle. Son livre mets en évidence la débilité des modèles mathématiques basées sur les stats et les proba actuellement utilisés et enseignés en finance pour définir le niveau de risque. Pour ce faire il remets en cause les piliers actuels de la finance moderne (Marchowitz, Scholes…) et explique que ces calculs probabilistes du risque sont à jeter, pour retourner à l’analyse du concret (comptabilité).
| Citation: | Entreprises & secteurs / Banque La Tribune.fr - 23/09/08 à 10:48 - 1616 mots
Interview Nassim Nicholas Taleb : "Plus la finance est mathématisée, plus c'est du baratin" Nassim Nicholas Taleb est l'auteur du "Cygne noir" (Les Belles Lettres, 2008) Votre ouvrage "le Cygne noir" est assez distrayant. Parfois un peu méchant. Quels enseignements peut-on en tirer ? L'enseignement numéro un est d'identifier les situations dans la vie où on a tendance à être le dindon de la farce. Vous connaissez peut-être l'histoire de la dinde et du boucher. Pendant mille jours, la dinde va être nourrie tous les jours. Le mille et unième jour, juste avant Noël, ou Thanksgiving pour les Américains, la dinde ne sera pas nourrie. Cela sera une surprise pour la dinde, mais pas pour le boucher. Je voudrais éviter d'être la dinde, ou plutôt me rapprocher de la connaissance du boucher. Nous avons en nous un mécanisme qui nous rend particulièrement dupe devant un monsieur qui porte un habit. Quand on regarde l'histoire de la médecine, on s'aperçoit que l'Académie a été la plus dangereuse pour les patients, pas les petits chirurgiens qui accompagnaient les soldats. Personne n'a osé contester l'autorité du grand médecin en habit qui ordonnait des saignées.
En tant qu'ancien praticien des marchés, avez-vous aujourd'hui identifié des hommes en habit dans la finance ? En numéro un, les économistes. Les standards scientifiques des économistes sont tellement faibles que leurs papiers ne sont généralement pas réplicables. Cela va de pair avec les gens qui font du risque mathématique, qui appliquent des méthodes d'ingénierie mathématique aux risques des marchés. Ils pensent pouvoir donner une mesure de risque comme on mesure une température, et ils sont convaincus de la pertinence de leur modèle. Votre grand-mère pourrait faire aussi bien sur les mêmes instruments financiers !
En décembre 2007, l'Ecole supérieure de commerce de Paris vous a engagé pour parler devant le comité exécutif d'une grande banque française. Vous ne voulez pas la nommer, mais ses couleurs sont rouge et noir. Que s'est-il passé ? J'ai exposé ma thèse, puis j'ai demandé à l'assistance, au comité exécutif combien d'entre eux utilisaient les méthodes charlatanesques comme le ratio de Sharpe et la valeur en risque ("value at risk"). Ils ont presque tous levé la main. Après leur avoir donné mon avis, j'ai senti une certaine hostilité envers ma personne. On voyait facilement qu'ils pensaient maîtriser leur risque. C'est le symptôme classique d'une organisation qui ne comprend pas ses risques. Lors du dîner, personne ne voulait s'asseoir à côté de moi.
Quand on lit les rapports annuels des banques, on découvre 5, 10, 15 pages, voire plus, d'explications sur le contrôle des risques. Est-ce du baratin ? C'est du baratin. Quand vous avez un fort effet de levier, si vous basez vos risques sur des méthodes scientifiques, c'est du baratin. Plus la finance est mathématisée, plus c'est du baratin. Moins c'est prestigieux, moins c'est du baratin. La comptabilité, ce n'est pas du baratin. La statistique financière, c'est du baratin. Les gens ne le perçoivent pas car, pour faire des statistiques financières, il faut porter un habit.
Pourtant, certains chercheurs ont formalisé le contrôle des risques... Ce sont plus que des charlatans, le premier d'entre eux étant Harry Markowitz. J'ai montré que tout ce qui dépend du calcul d'inspiration gaussienne ne marche pas. Je l'ai dit en 1998 (crise financière russe, après la crise financière asiatique), et je l'ai redit depuis : Harry Markowitz et Myron Scholes sont des charlatans.
Existe-t-il des méthodes permettant aux banques de contenir le risque ? Oui. Avant le krach de 1987, les gens étaient plus prudents et pragmatiques. Ils ne se basaient pas sur des estimations d'événements rares, et cela marchait très bien. En 1987, on a commencé à donner aux traders des méthodes basées sur une évaluation des probabilités. En octobre, on a eu un krach. Par la suite, Markowitz a reçu le prix Nobel et cela a renforcé sa crédibilité. Le problème aujourd'hui est que sa théorie du portefeuille est enseignée à 150.000 personnes chaque année. Par ailleurs, dans les universités, ceux qui enseignent ne sont pas des praticiens de marché. Vous obtenez une situation où un prof de 35 ans enseigne Markowitz à des étudiants parce que c'est plus facile que de passer par une approche empirique. Faut-il tout jeter dans l'enseignement financier ? L'Europe est mieux lotie que les Etats-Unis, car on y apprend encore l'économie politique, qui est un enseignement basé sur des choses pratiques. Certains enseignements basés sur le calcul probabiliste du risque sont à jeter, et cela représente 80 % de la finance moderne. En revanche, il faut conserver l'enseignement concret de la comptabilité.
Comment qualifier la gestion des risques dans les banques ? C'est un mirage. Les gens font des projections théoriques à partir d'événements qui doivent n'avoir lieu que tous les mille ans ou les dix mille ans, alors que la finance moderne n'a que quinze ans d'existence ! Dans les produits dérivés, 90% du compte de résultat d'un trader peut être réalisé en un jour. Les banques ont 2 comptes de résultat : celui qui vient de la marge d'intérêt du compte courant de votre belle-mère et celui qui vient de la gestion du risque. En 1982, les banques américaines ont perdu en un seul mois tout l'argent gagné dans leur histoire. Elles l'ont encore fait en 1990-1992 et elles viennent de perdre 1.400 milliards de dollars, soit beaucoup plus que ce qu'elles ont gagné au cours de toute leur histoire...
Les méthodes mathématiques de calcul des risques ont-elles des propriétés aveuglantes ? La chose la plus dangereuse que j'aie découverte auprès des banques est que plus un établissement possède de risk-managers mathématiques et plus il est en risque. Comme ces méthodes ne marchent pas, les gérants vont quand même se sentir à l'aise parce qu'ils auront l'impression d'avoir quantifié le risque. Je démontre dans mon livre que lorsqu'on donne un chiffre à quelqu'un, il se sent automatiquement à l'aise. Or, si vous n'êtes pas sûr de ce chiffre, vous allez causer une montée de la prise de risque de cette personne qui ne sera pas compensée par le chiffre que vous lui avez donné.
L'homme qui dénonce les charlatans des marchés Pour Nassim Nicholas Taleb, ancien trader, les comités de risque des banques sont aveuglés par des instruments supposés scientifiques. "Vous êtes un charlatan. Je suis membre de l'Académie des sciences, c'est un scandale que quelqu'un comme vous parle ici." Tout se passe bien dans un des amphis de l'Ecole polytechnique le 11 septembre 2006. Le célèbre mathématicien Benoît Mandelbrot doit recevoir les insignes d'officier de la Légion d'honneur de la part de son camarade de classe, le sénateur Pierre Laffitte. Pour l'occasion, il a invité quelques-uns de ses amis à donner un petit speech. Tout se passe bien jusqu'au moment où Nassim Nicholas Taleb prend la parole. L'homme, ancien trader sur options, n'a pas la langue dans sa poche. Il compte bien faire l'éloge de son ami Benoît Mandelbrot, mais il égratigne au passage, et il égratigne sérieusement Harry Markowitz, le père de la théorie moderne du portefeuille. Nassim Taleb sait qu'il s'attaque à un pilier de la finance moderne, mais il l'attaque avec honnêteté. En revanche, il ne sait pas qu'il va déclencher l'ire d'un distingué professeur de mathématiques, qui lui retourne la politesse qu'il avait préparée pour décrire les travaux de Markowitz : "charlatan". Nassim Taleb ne laisse pas indifférent. Certains l'adorent, d'autres le détestent, tous dévorent ses livres. Il a déjà vendu 700.000 exemplaires de son dernier ouvrage "the Black Swan" et, chaque semaine, un millier de personnes l'achètent. La maison d'édition Les Belles Lettres vient de publier la traduction pour la France ("le Cygne noir, la puissance de l'imprévisible", 496 pages, 23 euros). Ce succès de librairie fait de Nassim Taleb l'essayiste vivant le plus vendu au monde. Et ce n'est pas tout. Depuis quelque temps, la formule "Black Swan" est entrée dans le langage courant. Jérôme Kerviel, qui a fait perdre tant d'argent à la Société Générale ? C'est un "Black Swan". La quasi-faillite de la banque d'affaires américaine Bear Stearns ? un "Black Swan". Celle de Lehman Brothers ? un "Black Swann". La déconfiture de Fannie Mae et Freddie Mac ? un "Black Swan" bien sûr, mais un "Black Swan" anticipé par Nassim Taleb. En 2006, pour la sortie de son livre, une note en bas de page stipulait : "Quand je regarde les risques encourus par Fannie Mae, une institution de prêts hypothécaires sponsorisée par le gouvernement, elle semble assise sur une poudrière, sujette au moindre soubresaut." Mais il n'y a rien à craindre : les nombreux "scientifiques" qui en font partie ont jugé ces événements "improbables". La mission de salubrité publique que s'est donnée Nassim Taleb est de dénoncer les "charlatans" qui peuplent les comités de gestion de risque des grandes banques. Quant au "Black Swan" proprement dit, on l'identifie grâce à trois éléments intimement liés : 1) il est totalement inattendu ; 2) son impact est gigantesque ; 3) notre cerveau va trouver des raisons logiques pour l'expliquer a posteriori. Regardez le cas de Lehman Brothers. Des tas de commentateurs expliquent aujourd'hui que sa faillite était inéluctable.
Propos recueillis par Pascal Boulard
Lien permanent vers cet article : http://www.latribune.fr/info/IDC068D0FCB4ADD786C12574CC0039E9D5
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|  | | Morgan membre très actif

 Age : 19 Inscrit le : 27 Nov 2007 Messages : 2278 Etudes : L1 Géographie Tours Statut Perso : Accessoire de festival
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Ven 26 Sep 2008 - 18:36 | |
| Economie = on est dans le caca
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| Lahiny a écrit: | | Oui Morgan a raison |
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|  | | eluus Modérateur

 Age : 20 Inscrit le : 22 Jan 2006 Messages : 6999
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Ven 26 Sep 2008 - 19:12 | |
| J'ai cru entendre par notre Ministre que les banques françaises avaient perdues 1 milliards de $ en une semaine, et pourtant elles ne participent pas vraiment à ce genre de pratique... Incroyable. Sinon ce que je retiens : "prêtant 85 milliards de dollars". Normal. C'est comme Bush et ses 700 milliards. A croire (c'est même sur) qu'ils n'ont aucune notions sur l'argent. Il aurait dit "1000 milliards de millions de $ ça aurait fait la même"... _________________
N'est pas mort ce qui semble à jamais dormir et en d'étranges éternités la Mort même peut mourir.  [ |
|  | | walou membre

 Age : 34 Inscrit le : 26 Avr 2007 Messages : 142
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Ven 26 Sep 2008 - 20:28 | |
| | eluus a écrit: | | A croire (c'est même sur) qu'ils n'ont aucune notions sur l'argent. Il aurait dit "1000 milliards de millions de $ ça aurait fait la même"... |
Quand on voit le taux d'endettement des différents états ( US en tête ), c'est sans doute le cas! Nos pays vivent "à crédit", et cela devient inquiétant en cas de grave crise financière. C'est une course en avant où il faut toujours courir plus vite pour ne pas tomber ( mais du coup quand on finit par tomber, ça fait encore plus mal !!!) _________________ Quand on veux un mouton, c'est la preuve qu'on existe. (Antoine de Saint-Exupéry) |
|  | | fenwick1hand membre très actif

 Age : 25 Inscrit le : 01 Oct 2007 Messages : 1999 Etudes : Licence IV
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Ven 10 Oct 2008 - 13:53 | |
| Blague du jour : Aujourd'hui, mieux vaut avoir les bourses en action que des actions en Bourse. 
Krach boursier des marchés européens et asiatiques aujourd’hui, qui fait suite aux journées noires de lundi et mercredi c’est une crise historique, un cauchemar général… dailleurs à Moscou on a carrément préféré ne pas ouvrir la bourse… Nikkei de Tokyo - 24,33% sur la semaine. Et - 54,68% depuis son pic de juillet 2007 CAC40 : -20% depuis lundi, soit -43% depuis le début de l'année la menace d'une contagion de la crise financière à "l'économie réelle" se fait plus pressante. la paralysie du marché interbancaire met des établissements en faillite potentielle. Par extension, les banques prêtent moins aux particuliers et aux entreprises, déprimant consommation, marché immobilier et investissement.
Points positifs: le baril de pétrole est passé sous 80$ (record 147$). la relative stabilité de la parité Euro/Dollar autour de 1,36 le rendement des T-Nonds et des Bunds qui ne s'effondre pas comme lors du krach de 87 ('fuite vers la sécurité').
Le plan Paulson de soutien au secteur financier, adopté il y a une semaine, est resté impuissant à ramener la confiance des investisseurs, à l'image des nationalisations partielles décidées par Londres mercredi et des baisses de taux lancées mercredi par six grandes banques centrales. » http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=5957767 ci-dessous interview d’un économiste de BNP :
| Citation: | "Nous sommes dans une situation de capitulation" LE MONDE | 10.10.08 |
. Jean-Pierre Petit, vous êtes chef économiste chez Exane BNP Paribas. Comment expliquez-vous l'ampleur de la chute des marchés financiers ? Les marchés ont perdu tout repère. Les Américains appellent cela une situation de capitulation. La crise est multiforme. Elle touche une foule d'acteurs et presque toutes les classes d'actifs : les actions, les obligations des entreprises, les dérivés de crédit, les matières premières… Des hedge funds sont contraints de procéder à des "ventes de détresse" en raison des pressions des banques et de leurs clients qui veulent récupérer leur argent. La baisse appelle la baisse, ce d'autant qu'il y a des vecteurs d'accélération du stress, en particulier les dérivés de crédit et les normes comptables.
. Pourquoi la baisse concertée des taux directeurs des banques centrales n'a-t-elle pas stoppé l'hémorragie en Bourse ? Depuis la mi-septembre et le lâchage de Lehman Brothers, les autorités publiques ont un train de retard par rapport aux attentes des marchés. En laissant cette banque d'investissement sombrer, les autorités américaines ont commis une erreur. Il y a par ailleurs trop d'inconnues autour du plan Paulson pour ramener la confiance. Les pouvoirs publics sont trop lents à réagir et ils sont aujourd'hui obligés d'improviser. Il y a aussi trop peu de concertation internationale. En Europe, la réunion du G4 a été plutôt catastrophique. Et l'expérience des crises précédentes montre que les erreurs ou les retards des autorités publiques se paient très cher.
. Comment restaurer la confiance ? Il ne faut plus hésiter à prendre des mesures hétérodoxes pour prévenir tout risque déflationniste : nationalisations de nouveaux établissements fragiles ou injections de capital, généralisation de la garantie publique des obligations bancaires, augmentation du bilan des banques centrales, nouvelles baisses de taux et nouveaux plans de relance budgétaire, allégements prudentiels et comptables… Tout ceci doit se faire dans le cadre d'un renforcement de l'action de coopération internationale, au-delà du G8.
.La crise va-t-elle accélérer le basculement du pouvoir économique et politique de l'Occident vers les pays émergents ? Ce processus est déjà entamé. Les pays émergents, la Chine en tête, sont les grands gagnants de la décennie. On assiste à un transfert de pouvoir économique, financier, politique et même technologique. Depuis cinqans, la consommation aux Etats-Unis et en Europe (sauf en Allemagne) a été artificiellement gonflée par la bulle immobilière, qui n'aura abouti qu'à favoriser la rente, creuser les inégalités entre générations, fabriquer de la dette des ménages, du déficit extérieur tout en menaçant de faire imploser le système financier international. Cette bulle nous aura fait perdre beaucoup de temps. Désormais, les acquisitions d'actifs occidentaux par des fonds souverains ou des multinationales des pays émergents vont se multiplier. Bien sûr, ces derniers vont souffrir du ralentissement, mais ils devraient résister. L'une des grandes différences avec la crise de 1929 est précisément le poids des pays émergents dans l'économie mondiale. C'est une raison d'espérer.
Propos recueillis par Jérôme Porier
http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/10/10/nous-sommes-dans-une-situation-de-capitulation_1105260_3234.html
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|  | | Djud Modérateur

 Age : 19 Inscrit le : 13 Mai 2006 Messages : 2715 Etudes : L1 anglais Statut Perso : ptit trou d'baleine
 | Sujet: Re: Economie, Finance et Monnaie Sam 11 Oct 2008 - 13:05 | |
| moi je souhaite bonne chance au futur président américain, il aura interet a comprendre ce quil se passe, pas comme 95% des americains (je ne suis pas mieux dailleurs...) _________________ Hm....
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